L’ergothérapie

L’Ergothérapie

Profession réglementée (code de la santé publique) avec décret de compétences, exercice sous prescription médicale

Du grec « Ergon » qui signifie travail/activité, l’ergothérapie utilise l’activité comme moyen de thérapie.

L’objectif de l’ergothérapeute est que le patient (re)devienne le plus autonome et indépendant possible, au sein de ses propres activités de la vie quotidienne et en toute sécurité.  Après un bilan personnalisé, le thérapeute est à même de proposer des exercices/activités pertinentes ou de conseiller sur des postures à adopter, sur des aides techniques qui simplifieraient le quotidien. La réalisation de nos activités étant essentielle à notre qualité de vie.

Les concepts datent de l’Antiquité et se développent jusqu’à la reconnaissance du métier en 1970. Ces dernières années, en mettant le patient au centre des soins et participant activement au retour ou maintien à domicile des patients, cette forme de thérapie prend de l’ampleur.

Erika, étudiante québécoise en ergothérapie vous donne sa description du métier dans la vidéo suivante :

Le processus :

Lors du bilan initial, le thérapeute prend en compte l’intégralité de la personne (ses facteurs personnels, familiaux, environnementaux, ses habitudes de vie, son travail, ses loisirs, etc).

En fonction des difficultés relevées, il pose alors un diagnostic ergothérapique. En collaboration avec le patient, il dégage ensuite des objectifs thérapeutiques. Ces objectifs seront réévalués au fur et à mesure de l’accompagnement, en fonction des résultats espérés et obtenus (au bilan intermédiaire notamment).

En cela la prise en soins peut être centrée sur :

  • des séances de rééducation : avec des exercices/des activités ayant toujours pour but de faire travailler une ou des fonctions bien particulières (réapprentissage du bon geste, renforcement musculaire, gain en dextérité ou précision gestuelle, les capacités de réflexion, la mémoire, etc) et toujours dans l’objectif final de réaliser à nouveau les activités posant problème au départ.   
  • des séances de réadaptation : passant par l’analyse de l’environnement architectural et humain de la personne, des mises en situations écologiques (essais en conditions habituelles) et la préconisation d’aides techniques, humaines ou animales alors adaptées aux situations.
  • Des séances de rééducation et de réadaptation : souvent les deux en effet, puisque l’ergothérapeute prend la globalité de la personnes et donc de ses problématiques.

Un bilan final permet de faire état des axes de travail développés et d’évaluer, synthétiser les résultats obtenus. D’objectiver les progrès.

Ainsi le patient est véritablement au cœur de la prise en soin !

A noter que l’ensemble des bilans et comptes rendus rédigés tout au long de l’accompagnement  aident l’ensemble des professionnels médicaux et paramédicaux gravitant autour du patient, à travailler en collaboration. Ils sont également susceptibles de servir dans le cadre de relais vers un autre organisme,  d’appuyer des demandes et obtenir de potentiels financements.

Les populations concernées

Enfant, Adolescents, Adultes, Personnes Âgées.

 Les pathologies concernées

  • Neurologiques : comme l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), la Sclérose En Plaque (SEP), la Sclérose latérale Amyotrophique (SLA), l’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), les « Dys… » (dyspraxie par exemple), Paraplégie, Tétraplégie, Démences (dont Alzheimer), Parkinson, etc.
  • Traumatologiques : prothèses (hanche, épaule), fractures (poignet, clavicule, vertèbre…) amputation, par exemple.
  • Sensorielles : surdité, basse vision, troubles de la sensibilité…
  • Chroniques : douleurs lombaires entre autres.

Les champs d’intervention

Auprès des particuliers : vie privée, scolaire, professionnelle.

Auprès des entreprises/institutions : conseils en installation, aménagements, accessibilité.

Concrètement, l’ergothérapeute est là pour trouver avec vous des solutions aux difficultés rencontrées dans votre quotidien.

Par exemples : 

  • Installation : « mon parent est au lit la plupart du temps maintenant et il commence à prendre de mauvaises positions, se plaint de douleurs aux talons », « le résident de la maison de retraite nous rapporte des douleurs lorsqu’il est au fauteuil , il aurait mal aux fesses »,…
  • Déplacements : « j’ai peur de tomber », « je ne sors plus de chez moi parce que je n’ai plus assez d’équilibre avec ma canne », « il y a des marches chez moi et je n’arrive plus à les monter », « je ne peux plus marcher, il faudrait que j’ai un fauteuil roulant ou quelque chose »…
  • Repas : « je n’arrive plus à manger seul(e), je n’arrive plus à couper ma viande », « je ne parviens plus à éplucher mes légumes », « ouvrir les bocaux et bouteilles d’eau »…
  • Toilette : « je n’arrive pas à me laver les pieds, le dos », « ma baignoire/douche n’est plus accessible », « j’ai peur de glisser/tomber »…
  • Habillage : « j’ai besoin d’aide pour m’habiller », « je n’arrive pas à mettre mes bas de contention », « il ne sait jamais mettre ses chaussures à l’endroit », « les boutons et fermetures éclairs sont devenus problématiques pour moi »…
  • Communication : « je ne peux plus écrire, ni même signer », « je ne trouve plus mes mots, il faudrait que j’ai quelque chose pour m’aider à communiquer avec les gens »…
  • Gestion du quotidien : « je ne sais plus comment faire des chèques », « mon parent s’y perds avec la monnaie », « je ne sais plus où je range mes objets à la maison, je suis toujours entrain de chercher, sans plus savoir ce que je cherchais », « je ne suis pas rassurée de laisser ma mère seule chez elle, il faudrait mettre en place quelque chose pour si  elle tombe »..
  • Travail : « je ne peux plus travailler pour le moment, j’envisage la reprise mais sur un poste plus adapté peut être »,  « mon activité professionnelle est  physique et je m’inquiète quant à mon intervention chirurgicale et mes problématiques de santé », « je pense que je suis mal installée pour travailler »
  • Ecole : « mon enfant n’arrive pas à écrire et écouter en même temps, si bien que ses cahiers sont presque vides et il n’arrive plus à suivre », « j’ai remarqué que mon fils ne parvenait pas à tracer un trait avec une règle, dessiner un cercle avec un compas, utiliser sa calculatrice »…
  • Loisirs : « j’aimerai reprendre la pêche mais ne sais pas trop comment », « j’aimais me promener mais j’hésite maintenant à y aller », « j’adorais la musique, je ne vois pas comment je pourrais reprendre ».

Lien vers le site internet de l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE)